Ca va fermer !

Sachez que depuis le 1er septembre 2011, dans l’académie de Versailles (et peut être dans d’autres) il n’y a plus de ligne budgétaire pour payer des vacations ( résultat de la transformation des fameuses HSE auxquelles les documentalistes n’ont pas droit et transformées en vacations).

…Une pro­po­si­tion de loi (PPL) visant à modi­fier cer­tains aspects de la for­ma­tion des ensei­gnants, dépo­sée par le député UMP Jacques Grosperrin, sus­cite un tollé dans le monde éduca­tif, plu­sieurs orga­ni­sa­tions appe­lant les par­le­men­taires à ne pas la voter.

Déposée le 10 jan­vier, cette PPL va être exa­mi­née le 8 février en séance plé­nière par l’Assemblée natio­nale, sur déci­sion du gou­ver­ne­ment et en pro­cé­dure accé­lé­rée, et avant cela mer­credi 1er février en com­mis­sion des Affaires cultu­relles et de l’Education.

…C’est la FCPE qui est la plus claire : il y a « deux effets inac­cep­tables: rendre pos­sible la for­ma­tion des futurs ensei­gnants de l’Ecole de la République par des établis­se­ments pri­vés au détri­ment des IUFM et des uni­ver­si­tés publiques, et sup­pri­mer tout cahier des charges natio­nal pour en fixer les contenus ».

…Grosperrin affirme que par souci d’apaisement il va « pro­po­ser de réin­tro­duire le terme de cahier des charges » et écrire que « la for­ma­tion est assu­rée par les établis­se­ments d’enseignement supé­rieur, et notam­ment les universités ».

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Une rentrée 2012 sur le dos des lycées

Comment supprimer des postes à la rentrée 2012 alors que les effectifs d’élèves attendus sont en hausse ? Voilà près de six mois que les recteurs d’académie planchent sur un casse-tête: comment supprimer des postes à la rentrée 2012, après des années de cure d’amaigrissement, et alors que les effectifs d’élèves attendus sont en hausse?
En décembre 2011, le ministère de l’éducation nationale a statué sur la répartition des suppressions de postes par académie. Depuis, les recteurs annoncent au compte-gouttes leurs mesures budgétaires. Ils sont contraints par l’engagement pris par le chef de l’Etat, en juin2011, de « sanctuariser » l’école primaire pour que le nombre de fermetures de classes n’excède pas le nombre d’ouvertures. Mais comment appliquer la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sans fermer de classes?
Le premier degré devrait « perdre » 5700 postes et « gagner » 6000 élèves. Les coupes porteront surtout sur les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté, les Rased. Selon le Snuipp-FSU, ce sont près de 2500 postes de Rased qui risquent d’être supprimés en 2012. « En cinq ans, près d’un tiers de l’effectif total de Rased aura disparu« , soutient le principal syndicat des professeurs des écoles. La maternelle risque d’être encore plus sélective. 13 % des enfants de moins de 3ans sont aujourd’hui scolarisés, contre 34,5 % en 2000.
Dans le second degré – qui perd 6550 postes –, les recteurs souhaitent « préserver le collège« . Parce que les prévisions indiquent une hausse de 21200 élèves à la prochaine rentrée, conséquence du « boom » démographique du début des années 2000. Et parce que « le collège est un segment sensible qui accueille une population fragile« , considère Jean-Paul de Gaudemar, le recteur d’Aix-Marseille, qui ne lui retirera « que » 27 postes, sur les 285 qu’il doit supprimer dans le secondaire.
Le lycée est donc le principal gisement d’économies. D’autant que la diversité de ses disciplines fait de lui le maillon le plus coûteux. Si un écolier « coûte » en moyenne 5700 euros, c’est 8000 euros pour un collégien, 11400 euros pour un lycéen de la voie générale et technologique, et 11800 euros dans la voie professionnelle. Le ministère a identifié plusieurs « leviers » afin de
supprimer des postes dans le second degré : augmenter la taille des classes, diminuer le vivier de remplaçants, distribuer des heures supplémentaires, rationaliser l’offre et la carte des formations.
Autant de mesures qui font
bondir les organisations syndicales. Une intersyndicale rassemblant la FSU, FO, la FAEN et le Snalc appelle les personnels à une « journée nationale de grève » le 31 janvier, pour exiger « l’annulation des suppressions de postes« . Le SE-UNSA et le Snuipp prônent plutôt la « mobilisation locale« .

(Source : Aurélie Collas, Le Monde, 27 janvier 2012)

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Alerte RESF Comminges

Alerte à diffuser (document en téléchargement sur l’image)…. Lire Alerte RESF Comminges

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Fermeture de la tuilerie de Blajan : 32 salariés jetés

Ce matin, la direction débarque sans crier gare pour annoncer la probable fermeture de la Briqueterie : 32 salariés travaillent dans cette usine.
Pourtant le groupe fait des bénéfices, les salariés ont sacrifié plusieurs semaines de chômage technique, ils ont accepté les 3×8 pour être performants et les voilà jetés…
La direction reproche à cette… Lire Fermeture de la tuilerie de Blajan : 32 salariés jetés

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Université de Nantes : des étudiants protestent contre la politique de rigueur

Brève lue sur Ouest France, 26 janvier 2012.
Des étudiants dénoncent la baisse des budgets de l’Université.
Une quinzaine d’étudiants de SEN (Syndicat des étudiants Nantais) ont procédé à un autodafé ce jeudi midi, sur le campus du Tertre. Une action symbolique pour dénoncer les conséquences des budgets de rigueur. « Bibliothèque universitaire, connaissance, recherche… » accrochés sur un sapin, ces secteurs, mis à mal par la loi d’autonomie des universités, selon le SEN, sont tour à tour, brûlés par un étudiant portant un masque à l’effigie du ministre de l’enseignement supérieur. Exemple, en effet, des économies que va devoir faire l’Université : Un budget réduit de 20 % pour la BU. « Le centre de documentation a dû se désabonner de 10 ressources électroniques depuis janvier »souligne Anaïs Friou, présidente du syndicat.

Note Poolp : A l’instar de l’université de Nantes, certaines difficultés financières ont visiblement amené aussi l’université du Mirail à une restriction sur les ressources documentaires. Vive la loi LRU and co (la réforme  »réussie » de l’actuel gouvernement, paraît-il) !

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Ecole Félix Thonat à Cournon d’Auvergne : lettre ouverte à l’inspectrice de l’éducation nationale.

Madame l’Inspectrice de l’Education Nationale,

Les parents d’élèves FCPE sont très soucieux du manque de moyens du RASED sur le
secteur Cournon Val d’Allier cette année encore.

En effet, au cours du premier trimestre, nous
avons hélas encore constaté des difficultés pour une prise en charge suffisante de tous les
élèves en difficulté qui en ont besoin.

Le manque d’enseignants spécialisés touche de
nombreuses écoles du secteur. Nous voulons, dans ce courrier, vous faire part de la situation à
l’école Félix Thonat à Cournon d’Auvergne.

Dans cette école élémentaire de 14 classes (340 élèves), les besoins sont estimés par
les enseignants à un temps complet de maître E. Or, l’enseignant spécialisé ne
peut y assurer qu’à peine un mi-temps faute de temps …

Quant au maître G, il est
devenu extrêmement difficile d’y avoir recours tant son secteur d’intervention est important
alors qu’un quart de temps plein serait nécessaire au minimum.

Dans ces conditions, les aides
sont « priorisées » …

Mais comment peut-on dire qu’il est moins important d’aider un élève
qui en a besoin plutôt qu’un autre ?

De plus, il n’y a plus de prévention en maternelle et les
enseignants voient le nombre d’élèves en difficulté augmenter.

Concrètement, pour les
enfants non pris en charge au moment où ils devraient en bénéficier et à la hauteur de leurs
besoins, cela veut dire des difficultés de plus en plus importantes et de plus en plus difficiles à
rattraper.

Ceci entraîne rapidement une perte de confiance et de l’estime de soi de l’enfant,
voire un rejet de l’école qui est ensuite très difficile à contrecarrer.

Il y a donc urgence à palier
à TOUS ces manques pour l’avenir de CHACUN de ces enfants.

Nous savons bien que ces carences ne sont pas spécifiques à cette école, ni à cette
circonscription, et qu’elles se rencontrent plus généralement au niveau national, quelques fois
de façon encore plus criante, même sur ce secteur …

Cependant, vous êtes notre interlocutrice
directe et il nous appartient de vous le rappeler.

Nous vous demandons donc de mettre en
œuvre l’ensemble des moyens nécessaires afin d’assurer le bon fonctionnement de ce réseau
indispensable à la réussite de tous les élèves.

Nous vous demandons aussi de faire remonter
très fortement les difficultés rencontrées concrètement sur le terrain et notre mécontentement,
que nous exprimons et ne manquerons pas de continuer à exprimer tant que la situation ne
sera pas satisfaisante.

En espérant que notre lettre trouvera un écho favorable auprès de vous, nous vous
prions d’agréer, Madame l’Inspectrice, l’expression de nos sincères salutations.

Pour les représentants des parents d’élèves FCPE

— de l’école élémentaire Félix Thonat à Cournon,

— A. Bouguennec-Oury

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RASED : la rééducation en six questions.

Ci-dessous, un communiqué de la FNAREN, Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l’Éducation Nationale, qui explique et détaille le rôle du maître G, rééducateur face à des enfants qui se montrent en décalage important et persistant vis-à-vis des exigences de l’école.

*************************************************

1. Pourquoi, en séance de rééducation, l’enfant peut-il jouer au gros ballon, aux marionnettes, aux
jeux de société, etc., alors qu’il a des difficultés pour apprendre à lire ou à compter ?

Les difficultés rencontrées par les élèves ne sont pas toutes de même nature. Certaines sont surmontées
grâce à des explications supplémentaires, un travail d’entraînement, ou une révision de notions de base.
D’autres difficultés sont la conséquence d’un décalage entre le vécu de l’enfant et les exigences de l’école.

Ainsi, la mésestime de soi, la difficulté à accepter les règles et contraintes, la forte dépendance à l’adulte,
l’angoisse de décevoir, etc., peuvent parasiter voire empêcher l’apprentissage de la lecture et des
mathématiques.

Dans ce cas, le gros ballon, les marionnettes, les jeux de société permettent à l’enfant de
travailler à partir des difficultés qu’il rencontre. Ce sont des activités de détour, qui ne recréent pas la
situation scolaire, source de difficulté. Le jeu étant basé sur le plaisir et ne générant pas de pression
scolaire, c’est un moteur puissant : l’enfant va se découvrir capable de créer, d’imaginer, il va se retrouver
en position d’acteur, de sujet. Les différents supports de jeu servent à travailler ce qui est à la base de
l’impossibilité à répondre aux attentes scolaires.

Ainsi, un enfant qui ne supporte pas les situations qui lui échappent se retrouvera en difficulté face à toute
notion nouvelle. En jouant par exemple avec un gros ballon, l’enfant accompagné du rééducateur pourra
apprivoiser puis apprécier la sensation de déséquilibre provoquée à son contact, oser lâcher prise,
accueillir l’imprévu qu’il redoutait et avoir la surprise d’éprouver du plaisir là où il y avait de la peur. Cette
expérience vécue grâce au jeu lui permettra ensuite d’affronter en classe le lot quotidien de situations
nouvelles et notions inconnues. Il aura appris à ne plus les redouter, sachant qu’elles peuvent même être
source de plaisir.

La variété des supports de jeu que l’on trouve dans une salle de rééducation permet à chaque enfant de
choisir ceux qui vont le sécuriser et lui permettre de progresser. Ils peuvent évoluer au fil de l’aide, en lien
avec l’évolution de l’enfant, le jeu faisant partie intégrante du développement corporel, affectif, social et
intellectuel. Leur variété permet ainsi de travailler ce qui peut faire obstacle aux apprentissages, que ce
soit un envahissement émotionnel, une pensée peu active ou embrouillée, un rapport à la loi difficile ou
une inhibition paralysante.

Le jeu devient rééducatif grâce à l’intervention professionnelle du rééducateur qui propose son écoute et
son accompagnement particulier et garantit le cadre (le moment, le lieu, les règles, la relation).

2. Pourquoi le rééducateur ne travaille-t-il pas davantage avec des groupes, afin d’aider plus d’élèves ?

L’aide rééducative proposée à l’élève peut être individuelle ou en groupe. Le choix de l’une ou l’autre
repose sur l’analyse du type de difficultés que celui-ci rencontre, la réponse apportée devant s’ajuster aux
besoins de l’enfant. Le but de l’aide rééducative est bien d’aider l’enfant à investir sa place d’élève et non
pas de rechercher à atteindre des objectifs quantitatifs au détriment de l’efficacité.

Ainsi, une aide individuelle sera appropriée lorsque l’enfant est en difficulté face à l’altérité, dans son
rapport aux autres. C’est le cas de ceux qui peinent à construire leur identité, ont une très faible estime de
soi ou pour lesquels les problèmes relationnels sont importants.

L’aide individuelle permet à l’enfant de se sentir en sécurité pour peu à peu restaurer l’estime de soi et se
construire. En étant protégé de l’autre qu’il ne maîtrise pas et qui l’effraie, il développera un meilleur
contrôle de soi, et un meilleur investissement dans les apprentissages. Bien au contraire, ce même enfant
placé dans un groupe se retrouverait dans la même situation que celle de la classe, trop angoissante pour
qu’il puisse s’y investir.

Une aide en groupe sera indiquée pour des enfants qui ne se sentent pas menacés par l’autre, qui ont un
contrôle d’eux-mêmes suffisant, qui acceptent assez bien les règles collectives, mais par exemple dont
l’imaginaire est à développer. Le travail à plusieurs leur permettra, grâce à la diversité des échanges et à la
richesse des interactions, de construire une pensée plus complexe et élaborée.

Il serait donc illusoire de penser que le rééducateur pourrait aider plus d’enfants en travaillant davantage
avec des groupes, l’important étant de trouver la modalité qui va permettre l’évolution de l’enfant.
Proposer du travail en groupe à tous les élèves, sans tenir compte de leurs besoins serait « contreproductif ».

3. En quoi le travail du rééducateur se différencie-t-il de celui de l’enseignant de la classe ?

Le rééducateur est un enseignant spécialisé. Parce qu’il a enseigné, il connaît les normes et les exigences
de l’école. Parce qu’il est enseignant, son objectif est la réussite scolaire des élèves. Parce qu’il est
spécialisé, il travaille essentiellement avec des élèves rencontrant des difficultés.

L’enseignant de la classe travaille dans une programmation des savoirs, il établit des progressions pour le
groupe, il prévoit des temps d’aide pour les élèves qui éprouvent des difficultés à acquérir certaines
notions.

Mais certains enfants ne trouvent pas leur place dans la classe et ne se sentent pas concernés par les
apprentissages. Ces élèves ne peuvent pas suivre la dynamique du groupe, le décalage avec les autres se
creuse et ils finissent par se couper des activités de la classe.

C’est alors qu’intervient le rééducateur.

Il considère la difficulté de l’enfant dans les apprentissages comme
un symptôme de difficulté plus globale, il cherche à comprendre ce qui lui rend le « métier d’élève »
impossible. Son travail ne sera pas d’enseigner mais de créer les conditions nécessaires à l’investissement
scolaire et à la disponibilité intellectuelle.

Ainsi, les activités de détour qu’il propose à l’enfant, telles que le
jeu, le dessin, l’expression créative vont permettre un travail d’élaboration et d’appropriation des
capacités nécessaires aux apprentissages (désir d’apprendre, estime de soi, acceptation des règles,
autonomie, capacités de communication, mise en oeuvre de la pensée….). Le rééducateur va créer un
espace particulier, éloigné de la situation de la classe où s’enkyste la difficulté, dans lequel l’enfant va
pouvoir recomposer et faire coïncider des parties de ses univers culturel et familial, cognitif et scolaire,
personnel et singulier.

Il ne devra donc pas préparer des programmations, des progressions, mais devra au
contraire prendre les informations dans le fonctionnement de l’enfant, au fur et à mesure de son
évolution, afin de le conduire peu à peu vers son « métier d’élève ».

4. Pourquoi le rééducateur ne travaille-t-il pas dans la classe pour aider les élèves qui rencontrent
des difficultés ?

L’aide rééducative n’est pas destinée à tous les enfants rencontrant des difficultés à l’école. Elle est
réservée à ceux dont les difficultés dépassent un simple problème pédagogique.

Certains sont dans un réel empêchement à faire fonctionner leur pensée au sein de la classe, pensée qui
s’échappe sans cesse vers ce qui les préoccupe. D’autres sont envahis, submergés par leurs émotions. Ce
qui agite ou inhibe l’enfant, ce qui l’empêche d’apprendre, ne peut pas être évoqué et travaillé au milieu
des autres élèves, sous les yeux de son enseignant.

Le rééducateur, professionnel formé pour ce travail
spécifique, propose un temps bien déterminé, un espace sécurisé, un accompagnement ajusté à chaque
situation singulière. L’enfant pourra alors trouver en tâtonnant des solutions pour se construire autrement.

Le rééducateur vise à établir les conditions d’un vrai dialogue entre les adultes et l’enfant, d’une alliance
bienveillante de manière à ce que le croisement des points de vue puisse opérer un changement de regard
tant chez l’enseignant de la classe que dans la famille et chez l’enfant lui-même. Ce changement de regard
peut contribuer à dédramatiser la situation, à déculpabiliser l’enseignant et à induire une dynamique
d’évolution positive. C’est pourquoi la présence du rééducateur en classe est contre-indiquée car elle
risquerait de nuire à la mise en place de ce travail de médiation. En effet, il serait témoin des difficultés de
l’enfant et de sa souffrance, ce qui ferait coïncider son regard avec celui de l’enseignant. Il n’y aurait alors
plus de points de vue différents à croiser, et plus de changement de regard possible.

Il est important que le rééducateur ne soit pas enfermé dans une vision figée de l’enfant. Ainsi il reste
ouvert à tout ce qu’il lui montre de surprenant, de nouveau, de créatif. Dès lors, il autorise des tentatives
de changement et de transformation.

5. Le travail du rééducateur avec un enfant est-il « secret » ?

Le rééducateur, comme tout fonctionnaire, agit selon une éthique professionnelle qui respecte l’obligation
de discrétion et de confidentialité vis-à-vis de l’élève et de sa famille.

Le principe de confidentialité est expliqué à l’enfant dès les premières séances car il est absolument
essentiel qu’il se sente protégé dans ses actes et dans ses paroles. C’est à cette condition qu’il pourra
s’autoriser à « lâcher prise », se confier, ou jouer ce qui encombre, perturbe ou envahit sa pensée.

Ainsi, le rééducateur défend le principe de confidentialité du travail de l’enfant tout en restant dans une
démarche de communication et d’échanges. Il explique aux enseignants la « forme » de son travail : cadre
et règles de fonctionnement, rythme des séances, projet rééducatif, les fragilités et points forts observés,
l’évolution et les progrès constatés. Bien que l’enfant ait tout loisir de raconter sa séance s’il le souhaite, ce
qui s’y dit et s’y joue fait partie de son espace privé et intime. Le rééducateur en est garant.

6. La rééducation est-elle vraiment à sa place dans l’école ?

Lorsqu’un enfant rencontre des difficultés à l’école, c’est en premier lieu à l’institution scolaire d’offrir une
réponse à cet enfant, à son enseignant et à sa famille. L’aide rééducative est l’un des moyens que
l’institution scolaire s’est donnée pour que chaque enfant trouve sa place à l’école et apprenne.

Le rééducateur, de par sa formation théorique et pratique, propose une approche différente des situations
de difficulté scolaire, bien qu’il partage un même objectif avec l’enseignant de la classe : lutter contre
l’échec scolaire. Le rééducateur n’est en aucun cas un enseignant particulièrement doué, voire un
« magicien », qui réussirait là où les autres échouent. Il apporte un éclairage sur les causes de la difficulté,
en lien avec le développement psychologique, affectif, relationnel et intellectuel de l’enfant. Son travail est
complémentaire de celui de l’enseignant. Il œuvre en collaboration avec la famille et le maître de la classe,
mais aussi avec l’équipe pédagogique, et les éventuels partenaires extérieurs (médecins de la protection
maternelle et infantile, éducateurs de centre médico-social,…). Le rééducateur ne travaille donc pas en
solitaire, hors de l’école.

Ayant été lui-même enseignant en classe ordinaire avant sa formation spécifique, il connaît bien le
fonctionnement de l’école, la difficulté à enseigner à des élèves qui ne répondent pas aux attentes, la
complexité de la gestion d’une classe, l’exaspération et le découragement qui surviennent face à l’échec
répété… Il parle le même langage que les enseignants.

Sa place dans l’école, avec ses collègues de RASED, lui permet d’être identifié par les enseignants, les
élèves et les parents. Il est fréquemment sollicité par les uns ou les autres pour aider à débloquer une
situation conflictuelle, à favoriser les relations, à comprendre et désamorcer une situation qui risque de
devenir explosive.

Ainsi dans cet espace entre-deux, dans l’institution et en lien avec le dehors de l’institution, il ouvre les
portes et permet le passage entre les différents univers de l’enfant : l’univers culturel et familial apporté
par les parents, l’univers cognitif de l’école apporté par l’enseignant, l’univers propre de l’enfant en
formation.

Renvoyer systématiquement le traitement de la difficulté scolaire à l’extérieur de l’école peut conduire
à sa médicalisation abusive. L’enfant serait alors réduit à ses difficultés, avec toutes les conséquences
dramatiques que cela implique : culpabilité, effondrement de l’estime de soi, renforcement du sentiment
d’incapacité, fatalisme partagé par les uns et les autres sur l’impossibilité de la réussite de l’élève. L’école
est le plus grand vecteur de socialisation de la société. Elle doit garantir les conditions pour que chaque
enfant y trouve sa place.

— Paris, le 8 octobre 2011

— Le Conseil d’Administration de la FNAREN

— Siège social : 143, rue A. Pajeaud 92160 ANTONY

— E-mail : fnaren@fnaren.asso.fr

http://www.fnaren.com

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Le projet de loi relatif aux agents précaires de la fonction publique a été adopté par le Sénat

Le Sénat a adopté, jeudi 26 janvier, le projet de loi relatif à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique.
Si cette loi est l’espoir d’une amélioration de la situation de milliers d’agents publics réduits depuis plusieurs années à une précarité indigne, cette loi, qui est le résultat d’un dialogue social « nouveau », marque l’abandon définitif par les syndicats de la défense des services publics et de la fonction publique par l’acceptation d’un calque des pratiques de recrutement  dans la fonction publique sur le droit du travail privé avec l’acceptation du CDI sur des postes permanents en lieu et place de titulaires, car la titularisation risque fort de ne pas être la formule la plus fréquente…
Quelques modifications ont été apportées au texte accord initial du 31 mars 2011, notamment sur le mode de calcul de l’ancienneté dans la fonction publique par « l’allongement de trois à quatre mois de la durée des interruptions entre deux contrats, qui autorise la prise en compte des services discontinus dans le calcul de la condition de six ans pour l’accès au CDI » et sur la possibilité de postuler au bénéfice de la loi octroyée aussi aux contractuels n’occupant pas d’emploi permanent.
Cependant [aux yeux de Poolp qui a parcouru très rapidement le texte adopté] les conditions de mise en oeuvre de cette loi pose encore quelques énigmes, particulièrement sur la titularisation par concours réservé qui supposera, soit la création de postes -et ce n’est pas vraiment dans l’air du temps- soit, pour le moins, la conservation des postes actuels moyennant la requalification ou la transformation éventuelle de certains postes.
Sachant que le bénéfice de la loi a une durée limitée à 4 ans, la probabilité est grande que se déroule un scénario identique à celui du plan Sapin (2000-2003), laissant à nouveau sur le carreau une bonne partie des agents non titulaires, sans parler du « grenouillage » qui a présidé à la critérisation des prétendants au dispositif.
Par ailleurs, dans les universités financièrement fragilisées par une sous-évaluation de leur masse salariale, le rythme de  »cédéisation » des agents précaires risque d’être ralenti, pour le moins. D’autant que les estimations du nombre d’agents possiblement bénéficiaires de la future loi a l’air d’avoir été effectuée par le gouvernement à la louche (petite, la louche !), si l’on en croit le rapport du 17 janvier 2012 de Mme Catherine Tasca, rapporteur de la loi (chapitre I.C.3.a ou p.27 du pdf), d’autant que le recensement n’a pas encore été réalisé par les établissements publics, plusieurs mois après la signature de l’accord cadre !

Maintenant, reste à attendre la suite de la procédure d’adoption de la loi.

- Voir le dossier législatif sur le site du Sénat avec le texte adopté.

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Rentrée 2012 : politique à haut risque pour les élèves en difficulté.

Les RASED sont particulièrement visés par les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012.

Tout récemment publié par le collectif national RASED, un document de quatre pages refait le point sur le fonctionnement de ce dispositif d’aide spécialisée, et sur les menaces qui pèsent sur lui.

A lire, et diffuser le plus largement possible. En voici quelques extraits :

Difficultés
scolaires,
quelles origines ?

Depuis toujours, pour certains
enfants, apprendre ne va pas de
soi !

Aujourd’hui, la société évolue
très vite, les causes des difficultés
se multiplient et se cumulent[...]

Les RASED agissent sur les causes
et non sur les conséquences !

Les aides
spécialisées.

Face à certaines situations d’enfants en difficulté enseignant peut faire appel
aux professionnels spécialisés du RASED.

Diverses modalités d’actions peuvent
être proposées en partenariat avec les parents et l’enseignant : prévention
en maternelle, observations, bilans, entretiens, suivis…

Par exemple, quand un enfant a envie d’apprendre mais n’a pas compris comment
s’y prendre… L’enseignant spécialisé chargé des aides à dominante pédagogique
(Maître E) va l’aider à prendre conscience de ses capacités d’apprentissage,
des méthodes et stratégies qui le conduiront à la réussite. Il lui
permettra ainsi de retrouver sa motivation.

Autre situation : quand un enfant ne parvient pas à s’adapter aux attentes de l’école,
Quand il manque de confiance en soi, est passif ou instable… Le rééducateur (Maître G) va
utiliser des médiations corporelles, ludiques, etc, pour l’aider à restaurer son estime
de soi et son envie d’apprendre.

Ou encore,quand un enfant est en souffrance, ne parvient pas à surmonter ses
difficultés, a besoin d’être écouté et accompagné sur le plan psychologique
ou se trouve en situation de handicap… c’est le psychologue scolaire qui interviendra
en lien avec ses parents et l’équipe éducative.

Rentrée 2012 : razzia sur les RASED

Pour la rentrée 2012, déjà plus de 1200
suppressions de postes d’aides spécialisées
– maîtres E et G – sont confirmées
dans 50 départements. Une volonté
généralisée de saborder les RASED et
l’école toute entière : les informations
qui remontent des autres départements
sont tout autant alarmistes.

Les mesures
de carte scolaire affichent quasi exclusivement
des suppressions concernant les
postes dits « hors classe », une expression
qui ne signifie pourtant pas « sans
élèves » pour les personnels de RASED ou
les remplaçants entre autres ! C’est un
désastre pour les aides spécialisées :
environ 90 fermetures en Gironde, 21
dans le Jura, 30 dans le Tarn, 30 à Paris,
81 en Seine et Marne, 21 dans l’Orne, 40
dans l’Hérault, 21 dans le Doubs, 40 dans
l’Aisne, etc.

Sur un total de 15 028 emplois RASED en
2007, plus de 2500 ont disparu à la rentrée
2011. Il n’en reste plus que 12 584. Si
le nombre de psychologues scolaires
restait encore jusqu’ici à peu près stable,
le nombre de rééducateurs (maîtres G)
a chuté de 30% et celui des maîtres E de
20%. Pour la rentrée 2012, on se dirige
vers 3000 suppressions supplémentaires.

Les recteurs ne reculent devant aucun
argument de mauvaise foi. Ainsi à Bordeaux,
le recteur, par un savant calcul,
considère que les heures d’aide personnalisée
effectuées par les enseignants
sont équivalentes au travail des postes
RASED.

Sauf qu’il ne s’agit pas d’une
aide de même nature.
Jusqu’ici la stratégie a consisté à ne
presque plus assurer la formation de
spécialisation, multipliant les postes
vacants : une mort par asphyxie en
quelque sorte. Mais d’ici juin l’administration
ne se contentera pas de fermer
ces postes restés vacants. Ce sont des
réseaux entiers qui vont mettre la clé
sous la porte.

Quelles missions
pour demain ?

C’est le dispositif RASED lui-même avec
ses missions, ses modalités de
fonctionnement et de travail en équipe
pluridisciplinaire qui est en péril. Au
mieux il restera un seul RASED complet
(1 maître E, 1 maître G, 1 pychologue) par
circonscription et l’intervention directe
auprès des élèves sera quasi absente. Les
inspecteurs les utiliseront comme
« experts » pour gérer des situations, ou
encore en vue de « former les
enseignants à l’aide personnalisée ».

Quant aux compétences des enseignants
spécialisés restants, elles seront utilisées
pour toutes sortes de tâches et au bon
vouloir de l’administration : « personnels
ressources dans l’aide à la gestion des
élèves ayant des problèmes de
comportement et non pris en charge par
la MDPH » (Seine et Marne), poste avec
un mi-temps classe et un mi-temps
d’interventions spécialisées à dominante
pédagogique (Sarthe), affectation en
surnombre dans les ECLAIR…

Hécatombe pour les formations
spécialisées des RASED

946 départs en formations spécialisées (E, G et psychologues)
en 2007, 485 en 2010 : cette dégradation ne permet plus
aux RASED de survivre.

Et cette année cela s’empire. La formation
des psychologues décline en attente du recrutement
au master 2. La fermeture de nombreux centres de formation
accentue le désengagement complet du ministère et sa
volonté farouche de détruire les RASED.

Le Ministère est, de plus, en totale contradiction avec l’affichage
et la communication gouvernementale concernant sa priorité
pour l’aide aux élèves en difficulté à l’Ecole. Il s’était pourtant
engagé officiellement en 2008 sur le maintien des formations.
La réalité sur le terrain est toute autre.

Non, l’aide personnalisée
ne remplacera jamais
les aides spécialisées !

L’Aide Personnalisée ?
Elle s’adresse prioritairement à des élèves qui
ont besoin d’un soutien ponctuel en dehors
du temps de classe. Cette aide est dispensée
par les enseignants. Elle peut être efficace
pour 1 enfant en difficulté sur 5. (*)

Les Aides Spécialisées ?
Elles concernent les élèves qui rencontrent
des difficultés durables, liées à des difficultés
d’apprentissage ou d’adaptation aux
attentes scolaires, que l’enseignant ne peut
résoudre seul en classe. Elles sont dispensées
par des enseignants spécialisés, qui ont reçu
une formation complémentaire permettant
d’analyser les diverses difficultés et de proposer
en partenariat, des interventions spécifiques.
Elles sont adaptées à 4 enfants en difficulté
sur 5. (*)

Demain, quel accompagnement pour les
enseignants déstabilisés devant la diversité
et la complexité de situations d’enfantsélèves
souvent en souffrance ?

Le ministère
accuse les RASED de « stigmatiser »
les élèves en les sortant de la classe.

Or,
c’est la difficulté qui marginalise un élève
et non l’aide spécialisée qu’on peut lui apporter.
Demain, tous les parents pourront-ils assurer
une prise en charge dans les structures
privées en cas d’échec de l’aide personnalisée ?

Que faire ?

Le collectif Rased propose une campagne de cartes postales, à adresser à

— Monsieur le Président de la République

— Palais de l’Elysée

— 55 rue du Faubourg St Honoré

— 75008 PARIS

Mr le Président,

En tant que

- parent

- enseignant

- élu

- ………………..

Je vous demande d’arrêter les attaques contre
les RASED et de mettre un terme aux
suppressions d’emplois dans l’Éducation
nationale.

Signature :

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Education : les engagements de Hollande


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