La mobilisation s’amplifie à Saint Symphorien sur Coise – par collectif.ecoles.ouest.lyonnais le 08/02/2012 ~ 00:25

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La confusion des temps de l’aide


Qui n’a pas souhaité disposer du temps nécessaire pour aider les élèves de la classe en butte avec des apprentissages ? Mais « l’aide personnalisée » instituée depuis 2008 aboutit surtout, à en croire ces témoignages, à emmêler les temps, perturbant les relations entre enfants, enseignants et familles.

C’est de la place singulière de rééducatrice psychopédagogue que j’ai tendu l’oreille à ce qui se dit à l’école, notamment à propos de ce nouveau temps réservé à l’aide. J’ai retenu le sentiment que ce temps est vécu comme brouillé, frustré, irrespectueux. Les témoignages qui émaillent cet article m’ont permis de relever quelques confusions entrainées par cette mesure, mais aussi de faire apparaitre combien l’irruption de l’aide dite personnalisée influence, perturbe, désorganise différents temps, au détriment des élèves et des enseignants, ainsi que des familles. Ces confusions touchent le temps et l’espace de la sphère scolaire comme ceux de la sphère privée.

Des enfants ballottés entre école et maison

« Mon maitre me garde plus longtemps auprès de lui, la maitresse m’a choisi, elle me préfère… ou elle m’en veut ? » L’enseignant se trouve alors pris dans des mouvements psychiques auxquels il n’a été ni préparé, ni formé, que l’enfant dépose et propose, comme il le ferait auprès du rééducateur ou du psychologue, dont le métier est justement d’entendre et de travailler ces mouvements.

Ainsi, « depuis qu’elle accueille Pétronille le matin en aide personnalisée avant l’arrivée du grand groupe, son institutrice a toutes les peines du monde à faire classe ; Pétronille est collée à ses jupes toute la journée, pleure et écarte les autres ». « Alex, lui, est seul avec sa maitresse (!) en aide personnalisée. Il semble y jouer et rejouer sa problématique de séparation-individuation », sans que l’enseignante puisse répondre à cette demande, qui tourne en boucle et ne trouve pas d’issue. « En aide personnalisée, quand je suis avec Tony, il réussit tout », dit la maitresse. Et en classe ? « Heu, il ne fait rien, il attend… »

Alors que le temps « de la maison » est en souffrance pour quelques-uns de ces enfants tristes, agités, « ailleurs », plutôt que de travailler ce lien comme le font les personnels des réseaux d’aide (Rased), on ajoute davantage de « temps école », sur le temps maison. Le temps est confisqué : « Je pense à ces enfants de petite section qui doivent répondre une demi-heure supplémentaire par jour aux demandes scolaires d’un adulte », ou le temps d’un repas concentré : « Cette petite fille qui avait la chance de manger à midi à la maison et qui doit maintenant manger à la cantine, les jours d’aide personnalisée, parce qu’elle a des difficultés de… concentration ».

La confusion gagne aussi les indications d’aide, la considération portée au temps de l’aide interfère sur l’analyse de la situation de l’élève. Les aides spécialisées sont ainsi parfois mises sur la touche, ou interrompues sans concertation, pour satisfaire un emploi du temps plus facile à organiser ou demandé par la hiérarchie. Une anticipation à la disparition des réseaux d’aides ? Ainsi, « Louisa, 5 ans, est fatiguée par un souci de santé depuis la prime enfance. Souvent absente pour des séjours à l’hôpital, en classe elle est “lente”. Elle est alors soustraite à l’aide spécialisée engagée par l’équipe du Rased sur le temps scolaire, par décision de l’enseignante, pour être inscrite sans concertation sur la liste des enfants retenus pour venir le matin à 8 h… ou elle vomit les chiffres dont elle ne veut plus entendre parler. Quelques semaines de ce régime suffisent à engendrer un refus scolaire, et une consultation en CMPP.»

Le temps contraint des enseignants

Les identités professionnelles et les orientations pédagogiques sont brouillées. Être tantôt le maitre de la classe et le « répétiteur » de quelques élèves suppose de passer d’une posture à une autre, sans distinction très claire. L’espoir légitime de soutenir ses élèves en délicatesse avec l’école altère la différenciation pédagogique recherchée en classe :

  • « Attends, moi, avec mes 28 CM2, quand un élève n’a pas compris au deuxième coup, je le prends en aide personnalisée… »
  • « L’organisation de la classe en ateliers ou activités différenciés est abandonnée au profit d’une uniformisation de l’enseignement. »
  • « Quelles en sont les conséquences ? Un plus grand décalage encore pour les élèves que nous suivons. Ils ne peuvent plus adhérer à ce qui se passe en classe. »
  • « L’aide personnalisée devient un temps pour les enfants les plus lents qui n’ont pu finir leur travail en classe : le rythme s’est accéléré, ces enfants n’ont aucune chance de pouvoir monter dans le train qui ne s’arrête jamais. On ne leur offre que cette possibilité, de finir leur course sur leurs temps de pose afin que, à bout de souffle, ils puissent se remettre sur la ligne de départ avec les autres.
  • Dans certains cas, j’ai appris que certains enfants suivis au Rased rattrapent ce “temps perdu” pendant l’aide personnalisée. »

Par ailleurs, les temps institutionnels réservés à l’aide se trouvent bousculés :

  • « Les rencontres enseignants et équipe Rased sont encore plus difficiles à mettre en œuvre depuis deux ans, faute de disponibilité de part et d’autre, malgré toute la bonne volonté… »
  • « Avec ces aides personnalisées, on a bien travaillé… pour ceux qui n’en avaient pas besoin ! Car vu les retards, refus des parents, impossibilités matérielles, absences, on fait venir ceux qui sont motivés pour justifier les heures. »

Plus grave, ce temps de l’aide s’avance comme un outil dévastateur des valeurs de l’éducation, qui s’estompent et s’égarent face à la course à la « rentabilité », qui déborde du monde de l’entreprise pour s’ébattre dans l’école : « Au conseil d’école du deuxième trimestre, la directrice parle longuement de l’aide personnalisée : dans un tel dispositif, le gros avantage, c’est qu’il n’y a pas de perte de temps ! Dans une tâche de vingt minutes, et à quatre, les élèves ne peuvent pas se disperser, ils sont obligés d’être à ce que l’adulte leur demande. À contrario, en classe, on perd beaucoup de temps ! À partir de midi, elle relève tout de même une baisse de l’attention… les enfants saturent. Elle s’autorise en fin d’année un bémol. C’est contraignant, car ce dispositif ne permet plus à l’équipe de se réunir, sinon pour organiser cette aide personnalisée, jamais pour parler de pédagogie ! La maitresse de petite et moyenne section précise qu’avant, un décloisonnement était organisé l’après-midi, aujourd’hui les enseignants n’ont plus l’énergie suffisante pour le mettre en place ! »

Des relations avec les parents embrouillées

Les familles sont invitées à répondre à l’offre, à accepter, ou refuser ce temps ajouté au temps de classe, compliquant encore les relations avec l’école. La décision s’annonce par un mot dans le cahier : « Madame, Jessica ne viendra plus en aide personnalisée, car je ne peux la conduire à l’école pour 8 h 20. Elle prendra le ramassage scolaire », ou par l’aménagement silencieux comme celui de « cette maman qui se demande comment elle va payer la cantine, qui pense que sa fille serait plus au calme chez elle, mais n’ose pas en parler à la maitresse et signe l’autorisation parentale pour l’aide personnalisée parce que la maitresse a dit que sa fille en avait besoin et que la mère fait confiance à l’enseignante… » Sans parler des « parents culpabilisés d’avoir refusé l’aide personnalisée le soir, mais qui l’ont fait parce qu’il n’y a plus de bus après 16 h 30 et que personne ne peut venir chercher l’enfant… » Ce problème est d’autant plus aigu en zone rurale : « il y a parfois des distances assez importantes entre le domicile et l’école. Ainsi, pas mal d’élèves “proposés” n’ont d’office pas été inscrits par leurs parents. Parmi les autres, on a un absentéisme important. Au final, il y a des matins (pas tous) où on se demande ce qu’on fait là… »

Aider ne s’improvise pas

Ni bonne volonté, ni injonction gouvernementale ne suffiront à aider comme il se doit un enfant à prendre, et à tenir au mieux, sa place d’élève. Aider, accompagner suppose une connaissance de ce qui se joue dans la vie de l’enfant en mal d’être élève, de manière invisible, ou illisible, le plus souvent inconsciente, et au-delà de ses manifestations symptomatiques.

Cela suppose aussi l’accueil toujours singulier de ce qui constitue le rapport aux apprentissages de cet enfant-là, par la rencontre clinique du sujet et sa famille, une analyse en équipe, un pas de côté, du « tiers ».

Cela suppose enfin de reconnaitre que ce rapport à l’apprentissage et à la connaissance que l’enfant a construit tant bien que mal sur des attitudes défensives et vivantes, où se mêlent et s’emmêlent représentations et conflits de loyauté, ne pourra se réaménager, se transformer que dans un processus, – c’est à dire du temps ! – et dans une relation, différente de celle qu’il a établie à ses parents, à son instituteur et à ses pairs.

Le temps réservé à l’aide dite personnalisée ne garantit pas cette position. Ne servirait-il pas plutôt d’écran de fumée et d’alibi au chantier de démolition des Rased, constitués d’enseignants spécialisés, rééducateurs et psychologues, formés et certifiés à cette aide de qualité proposée, à l’école, aux enfants en difficulté ?

Françoise Ballay

Institutrice formatrice rééducatrice à Dijon

Source : SUD Éducation Bourgogne

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N’oublions pas la formation des enseignants, enjeu national pour 2012 ! Appel pour une refonte de la formation des enseignants



N’oublions pas la formation des enseignants, enjeu national pour 2012 ! Appel pour une refonte de la formation des enseignants Au moment où approchent des échéances politiques majeures pour le pays et compte tenu du bilan, sur beaucoup trop de points négatif, que nous tirons de la mise en œuvre[...]

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Flash spécial : Chatel met l’annualisation et la globalisation au programme



Flash spécial du Café Pédagogique « On portera la question devant les électeurs ». A l’occasion de la remise du rapport sur l’apprentissage des langues, mardi 7 février, Luc Chatel a annoncé à la fois la globalisation des enseignements de langues au collège et l’annualisation des services. Deux[...]

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Communiqué des personnels du lycée Romain Rolland d’Ivry-sur-Seine



MOBILISATION MASSIVE AU LYCEE ROMAIN ROLLAND D’IVRY-SUR-SEINE CE MARDI 7 FEVRIER Les élèves et personnels du lycée Romain Rolland d’Ivry se sont massivement mobilisés mardi 7 février : lycée bloqué et personnels en grève. À nouveau, le Ministère et le Rectorat nous proposent une DHG pour la[...]

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CHRONIQUE EDUCATION, Semaine du 30 janvier au 3 février 2012 (réalisation Parti de gauche)

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Santé : 14 % des agents de l’Éducation nationale « en épuisement professionnel » (étude Carrefour santé social)

14 % des agents de l’Éducation nationale sont en épuisement professionnel ou « burn-out », selon une étude (1), rendue publique lundi 30 janvier 2012, menée par le Carrefour santé social, lieu d’échanges et de réflexion qui associe la Mgen, la FSU, l’Unsa-Éducation et le Sgen-CFDT. L’épuisement professionnel se manifeste par un épuisement émotionnel ou physique, par une réduction de la productivité au travail et par un sentiment de dépersonnalisation. 17 % des hommes et 13 % des femmes sont ainsi victimes de burn-out dans l’Éducation nationale. Cette proportion est plus élevée à l’âge de 55 ans et plus (19 % chez les hommes et 17 % chez les femmes).

La probabilité d’être en épuisement professionnel augmente pour les personnels d’enseignement de l’école élémentaire et du collège et diminue au contraire pour les personnels exerçant en lycée, ou dans les secteurs de la recherche ou de la formation, de la santé ou du social et de l’université. Les académies qui sont les plus touchées, selon cette enquête, sont la Guadeloupe et la Martinique.

24 % EN ÉTAT DE TENSION AU TRAVAIL

24 % des agents sont également en état de tension au travail (2). La situation de tension au travail est une situation à risques pour la santé où les exigences du travail sont importantes, la demande psychologique forte et où les ressources disponibles dans le travail pour y faire face sont insuffisantes, la latitude décisionnelle faible. Cette probabilité d’être en état de tension augmente pour les CPE, les personnels de l’administration, les personnels d’enseignement de l’école élémentaire et du collège. elle diminue en revanche pour les personnels du secteur santé et social, de l’université, de la recherche et de la formation. Elle augmente pour les académies d’Aix-Marseille, de Lille, d’Orléans-Tours et de Versailles.

Selon cette étude, « la prévalence des TMS ne constitue pas une spécificité des métiers de l’Éducation nationale ». En revanche, les douleurs à la nuque, au cou et dans le bas du dos sont « particulièrement fréquentes ». La probabilité d’avoir une douleur au cou ou à la nuque (15 % des répondants) est plus importante chez les personnels de l’administration, les professeurs de lycées professionnels, les certifiés et les PEGC. Cette probabilité augmente pour les académies d’Aix-Marseille.

La probabilité d’avoir une douleur dans le bas du dos (19 % de répondants) augmente dans l’académie de Lille et pour les personnels de l’administration, les professeurs d’EPS, les instituteurs ou professeurs des écoles, les certifiés ou PEGC, les personnels d’enseignement de l’école maternelle.

Y A-T-IL UN EFFET RÉFORME ?

« Il faut que le ministère puisse s’emparer de ces signaux d’alerte et mette en place une réelle médecine de prévention à hauteurs de ces enjeux », souligne Rose Saillard, déléguée nationale de la Mgen. 24 médecins de prévention sur les 80 « promis par le ministère ont été effectivement recrutés », regrette également Élisabeth Labaye, secrétaire nationale de la FSU. « Il y a une vraie dégradation des conditions de travail au fil des ans », estime-t-elle en citant l’intensification du travail, la mise en concurrence des personnels, les réformes « impactant les conditions et l’organisation du travail, menées sans concertation », des injonctions « multiples et contradictoires » et une latitude professionnelle « qui se réduit ». « Les postures de travail ne sont pas abordées lors de la formation, il n’y a pas de réflexion sur les locaux et le matériel notamment pour l’école maternelle », ajoute-t-elle.

« Le ministère ne veut pas reconnaître que la RGPP a des conséquences sur les conditions de travail quotidiennes des personnels », note pour sa part, Samy Driss, secrétaire national de l’Unsa-Éducation. « Nous attendons beaucoup des CHSCT aux compétences plus larges que les anciens CHS », poursuit-il. La prochaine réunion de cette nouvelle instance aura lieu le 9 février 2012. « Rien n’est fait pour les secondes carrières dans l’Éducation nationale », déplore-t-il.

Expliquant les résultats, Christophe Bigaud du Sgen-CFDT, souligne que les CPE ont une « latitude professionnelle très faible au regard de pressions très fortes ». Il cite la relation avec les élèves, les personnels mais aussi les parents. « Le collège est un lieu de souffrance. Il faut réfléchir à sa place dans le système éducatif », ajoute-t-il. Autre élément d’explications, selon les organisations syndicales présentes, « les évaluations systématiques » et la montée en charge du travail » à l’école en primaire. « Les politiques rectorales ont aussi leur importance notamment par les moyens mis en œuvre pour la politique de reconversion par exemple », note Samy Driss.

31 janvier 2012 : 12,83 % de grévistes attendus dans le premier degré selon le ministère

Présidentielle 2012 : l’Anacej propose de « réformer les collectivités » pour « définir une compétence jeunesse »

Une compétence jeunesse doit être définie et partagée entre les différents niveaux territoriaux. Des schémas Jeunesse doivent être inventés et un chef de file défini pour coordonner l’action publique », indique l’Anacej, qui recommande de « réformer les collectivités pour redonner du souffle à l’action publique et accompagner les transitions nécessaires » dans ses propositions pour les élections présidentielles et législatives de 2012, présentées le mercredi 25 janvier 2012. L’association propose également de « faire de la participation citoyenne le fil rouge de l’éducation », d’ « associer les plus jeunes aux décisions collectives à tous les niveaux, dans les écoles, villes, centres de loisirs… ».

Poitou-Charentes : la région se dote d’une cellule interne de maîtrise d’œuvre pour accélérer la rénovation des lycées

Grève du 31 janvier 2012 : entre 9 000 et 20 000 enseignants manifestent à Paris

SNUIPP-FSU. « Le taux de mobilisation de 40 % dans le premier degré est significatif dans la période. Il a un sens particulier : celui d’envoyer un message au gouvernement pour faire de l’éducation une priorité », estime Sébastien Sihr, secrétaire général du syndicat. Interrogé par AEF sur les suppressions de postes, Sébastien Sihr estime qu’alors que les chiffres « sont en train d’être rendus publics, département par département », cela « suscite une forte inquiétude car les effets des suppressions de postes sont dévastateurs sur les élèves » (AEF n°161480).

SNES-FSU. Frédérique Rolet s’estime « contente de la mobilisation, dans la mouvance de celle de décembre (AEF n°159739), qui montre qu’il y a un vrai fond général de mécontentement ». Selon la co-secrétaire général du Snes, c’est « le ras-le-bol d’un métier malmené qui s’exprime aujourd’hui », et qui a fait se déplacer des enseignants depuis les académies « même éloignées de Paris ». Interrogée par AEF sur les effets escomptés de la mobilisation, Frédérique Rolet déclare attendre « un collectif budgétaire ».

FNEC-FP-FO. « La Fnec a fait la proposition aux autres fédérations de se rencontrer dès demain pour aller ensemble chez le ministre et confirmer ses deux revendications », annonce Hubert Raguin. Le secrétaire général estime que « la mobilisation a monté d’un vrai rang comparé à décembre ». « La dernière mobilisation n’a pas servi a rien. Nous souhaitons désormais le retrait pur et simple du projet de décret et l’abandon de la RGPP. »

SNALC-FGAF. « Nous voulons un maintien de la double-évaluation, avec un rôle de l’inspecteur et des évaluations plus fréquentes, afin qu’elles soient synonymes d’évaluations conseil », indique le président du Snalc qui avoue cependant être « conscient que la période n’est pas très propice à faire passer ces messages ».


Haute-Garonne : l’IA-DSDEN veut « accompagner » les personnels Rased dont les postes sont supprimés

31 janvier 2012 : 15,55 % des enseignants du premier degré et 12,41 % du second degré en grève, selon le ministère

15,55 % des enseignants du premier degré et 12,41 % de l’ensemble des enseignants du second degré participent « à la grève dans l’enseignement public pour la totalité des académies métropolitaines », selon l’estimation provisoire du 31 janvier 2012 au matin du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative. Dans le second degré, le ministère détaille que la grève est suivie par 15,43 % des enseignants des collèges, 9,61 % des enseignants des lycées d’enseignement général et technologique, et 8,72 % des enseignants des lycées professionnels. Le Snes-FSU annonce de son côté que « 42 % des personnels du second degré sont en grève aujourd’hui ». Dans le premier degré, le Snuipp-FSU prévoyait le 30 janvier un taux de grévistes moyen de 36,2 % dans les 42 départements qui ont répondu à son enquête, allant de 10 % en Corrèze, dans le Lot, en Saône-et-Loire et en Haute-Corse, à 65 % dans le Cher

Santé : un médecin scolaire pour 7 900 élèves en moyenne (enquête syndicale)

Présidentielle : la Ligue de l’enseignement en faveur d’une « école de la scolarité obligatoire de 3 à 16 ans »

La Ligue de l’enseignement préconise de « recréer une formation professionnelle des acteurs de l’éducation » parmi ses 50 propositions pour « faire société », formulées en prévision des élections présidentielle et législatives et rendues publiques le mardi 31 janvier 2012. Éric Favey, secrétaire général adjoint de l’organisation, indique « être en faveur du pré-recrutement d’enseignants ». « Il faut une quasi formation d’ingénieur afin d’apprendre les bons gestes pour conduire son métier, que cela soit au sein d’IUFM ou d’écoles professionnelles. La formation doit durer au minimum une année complète, plus une année d’alternance », développe-t-il. La Ligue de l’enseignement avait déjà formulé 24 propositions en vue de l’élection présidentielle à l’occasion du Salon européen de l’éducation le 24 novembre 2011

Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon veut « titulariser la totalité des professeurs de l’Éducation nationale »

« L’école doit être émancipatrice, et d’abord pour ceux qui la font vivre. Il est insupportable qu’il y ait dans l’Éducation nationale, du fait d’un mode de gestion, une telle proportion de précaires, qui font preuve de leur savoir-faire puisqu’ils sont réembauchés chaque année. La première tâche d’un gouvernement de gauche – avant de discuter du statut des enseignants comme s’ils étaient responsables de cette situation – est de se préoccuper de ceux qui sont là. La première tâche d’un gouvernement de gauche est de titulariser la totalité des professeurs de l’Éducation nationale. Tout le monde. Nous le ferons sans avoir besoin de brutaliser le statut des enseignants », déclare, lundi 30 janvier 2012, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012, lors de ses vœux à la communauté éducative, au théâtre Comédia, à Paris. Jean-Luc Mélenchon a été ministre délégué chargé de l’enseignement professionnel du 27 mars 2000 au 5 mai 2002.

« Il faut faire passer à tous les précaires un examen professionnel, une vérification en cours d’année de leur aptitude. C’est un examen formel, puisque certains sont là depuis cinq, dix ans, et s’ils ne donnaient pas satisfaction, ils ne seraient pas là », ajoute Jean-Luc Mélenchon.

Selon lui, la « démarchandisation » de l’école passe par la gratuité, le rétablissement de la carte scolaire et l’abrogation de la loi LRU. En outre, le Front de gauche propose la scolarité obligatoire de trois à 18 ans. Jean-Luc Mélenchon évoque aussi « la nécessité d’avancées dans l’innovation pédagogique », laquelle implique de « relancer la recherche » en ce domaine, d’en évaluer les résultats et de « généraliser les bonnes pratiques » dans l’Éducation nationale.

PRÉ-RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS

Alors que dans les années à venir « sept à huit millions » d’élèves supplémentaires sont attendus, Jean-Luc Mélenchon souhaite « rétablir la formation des enseignants ». « Il faut faire en sorte que ce recrutement tienne compte de ce qu’est le peuple français. Cinq années d’études au-delà du baccalauréat c’est inacceptable pour les familles qui n’en n’ont pas les moyens. » Jean-Luc Mélenchon propose alors la mise en place d’un « pré-recrutement, comme dans le passé avec les Ipes. »

Concernant l’enseignement professionnel, Jean-Luc Mélenchon affirme être « pour un pilotage unique de l’ensemble des établissements professionnels, qu’ils soient publics, privés, spécialisés dans l’agriculture, le bâtiment, maritimes, etc. » Un tel pilotage permettrait de « construire la voie polytechnique de France qui permette à un jeune qui arrive modestement pour préparer un CAP, à ce qu’on le pousse jusqu’au niveau bac pro et qu’on l’aide financièrement et pédagogiquement à passer le cran, à suivre un BTS ou aller en IUT. »

L’ÉCOLE, VICTIME D’UNE « CRITIQUE QUOTIDIENNE »

L’école est victime d’une « critique quotidienne », selon Jean-Luc Mélenchon, qui s’insurge notamment contre l’argument selon lequel « 120 000 jeunes sortent sans qualification du système scolaire ». Au contraire, il faut selon lui retenir ce chiffre : « 84 % de jeunes sont formés ! ». « La preuve [de la réussite] de l’Éducation nationale, c’est que nous sommes la 5e puissance économique du monde. C’est que nous sommes le peuple le plus féru de visites de musée, le plus entiché de musique et de pratiques artistiques de toutes sortes. » En outre, pour Jean-Luc Mélenchon, ce chiffre de 120 000 jeunes comprend les jeunes qui n’ont pas obtenu de qualification supérieure au brevet, or, ce diplôme est le signe « d’un savoir et d’un savoir être ». Et l’on recense également parmi ces 120 000 jeunes « tous ceux qui croient Nicolas Sarkozy, qui sortent de l’école pour aller vers l’apprentissage ».

Aussi, Jean-Luc Mélenchon oppose le fait que « de 1985 à 1995, on a doublé la part d’une classe d’âge accédant au bac. Le précédent doublement avait mis 80 ans. Depuis 1990, le nombre d’étudiants a augmenté de plus de 35 % », « la France est la troisième nation de l’OCDE pour le nombre de diplômés en sciences pour 100 000 habitants, largement devant les USA, l’Allemagne, et le Royaume-Uni ».

« LA GRANDE MENACE : LA FINANCIARISATION DES SAVOIRS »

« La grande menace, c’est la financiarisation des savoirs, et l’organisation de l’école comme un marché », poursuit-il. Selon le candidat, le secteur de l’éducation représente « 150 milliards par an de dollars », « financés à 70 % par de la dépense publique », soit une « masse gigantesque qui fait l’objet de prédation ».

« Le cœur de l’affaire, c’est la dette. C’est par là qu’ils ont commencé à tout changer », note encore Jean-Luc Mélenchon. Lequel en veut pour preuve « la première loi du premier gouvernement Sarkozy : la loi LRU », « première loi d’autonomie » des universités. « Évidemment le mot (autonomie) est piégeux. Qui pourrait être contre l’autonomie d’une équipe pédagogique ? Mais ce n’est pas de cela dont il est question. Ce n’est pas d’autonomie pédagogique, mais d’autonomie de gestion. Il s’agit de créer un marché avec de la concurrence, entre établissements, et des produits identifiés », les diplômes. Et, « dès lors que l’on a réussi » avec les universités, « il est très facile que cette méthode soit généralisée ». « Reste à organiser la concurrence entre établissements, partout, et dès le primaire. Des établissements réputés autonomes sont en compétition les uns avec les autres, le chef d’établissement choisit les enseignants, les dirige (…), l’établissement choisit ses élèves. Mais alors, qui reste sur le carreau, et que reste-t-il du service public ? » interroge le leader du Front de gauche.

VERS UN BAC PRO « EN DEUX ANS » ?

« Le bac pro, c’est le gagne pain du peuple, c’est la bonne qualification pour passer d’OS à ouvrier hautement qualifié », souligne encore Jean-Luc Mélenchon, « mais cela consiste en un marché juteux que l’UIMM, le Medef et la droite commencent » à attaquer. Selon lui, le bac pro a été « détruit », par la réforme faisant évoluer sa durée de quatre à trois ans. Or, « il faut du temps pour assimiler. Un bac pro demande un haut niveau d’exigence et (de par leur passé, leur histoire personnelle, les élèves y étant inscrits) ont un rapport moins détendu à l’éducation (que d’autres). En le faisant passer à trois ans, mécaniquement le taux d’échec a été élevé. Qui gagne quoi ? » interroge-t-il.

Lors d’une interview télévisée diffusée dimanche 29 janvier 2012, « Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il allait le ramener à deux ans. Il a dit, il faut imposer l’alternance en fin de cycle de l’enseignement professionnel. […] Des dizaines de métiers ne sont pas compatibles avec l’apprentissage, et dans certains domaines, ils représentent un coût exorbitant », estime Jean-Luc Mélenchon. « L’apprentissage est une source d’élimination de la jeunesse scolarisée. Elle sort du système scolaire, signe un contrat de travail, passe sous statut d’apprenti. Mais 25 % des contrats sont cassés dans les trois premiers mois. Ce ne se passe pas bien. Nous manquons de maîtres d’apprentissage, et puis l’entreprise n’est pas l’école, et elle ne le sera jamais. On ne peut pas demander aux patrons d’ouvrir une école dans leur entreprise, ils payent déjà la taxe d’apprentissage », relève-t-il.


Mathématiques : l’Académie des sciences préconise « de penser différemment l’évolution des contenus enseignés »

« Il faut, dans l’intérêt de l’humanité dans son ensemble et de notre pays en particulier, que chaque jeune dispose – pour sa culture et son avenir professionnel – des outils intellectuels qui lui permettront ensuite d’aborder la multiplicité des savoirs ; certes, toutes les sciences apportent de tels outils, mais les mathématiques apportent des outils généraux d’une telle portée que leur place dans l’enseignement doit être confortée mieux qu’à présent », écrivent les membres du Comité sur l’enseignement des sciences de l’Académie des sciences (1), mardi 31 janvier 2012. « Tout ceci implique de penser désormais différemment l’évolution des contenus enseignés, en évitant d’abord l’erreur trop commune de sous estimer les capacités des élèves. Ainsi, certaines connaissances mathématiques fondamentales doivent être acquises suffisamment tôt. Puis, au cours de toute la scolarité, elles doivent être entretenues et enrichies en mettant en œuvre des synergies d’apprentissage avec les autres disciplines. ».

1er février

Jean Marimbert  : le ministère « travaille » à définir les sujets donnant lieu à consultation en comités techniques

Le ministère est « en train de travailler pour préciser de façon assez fine le type de sujets qui donneront lieu à consultation » des organisations syndicales dans le cadre des comités techniques « en application des neuf rubriques de consultation » que prévoit le décret du 17 février 2011 relatif à ces instances, indique  Jean Marimbert, le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, mercredi 1er février 2012. Ces neuf rubriques « englobent notamment les questions ou projets de textes relatifs ‘à l’organisation et au fonctionnement des administrations, établissements ou services’ ou encore ‘à la gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences’ ». D’après le SE-Unsa, Jean Marimbert avait indiqué en CTM le 4 janvier, qu’une consultation des organisations syndicales devrait avoir lieu dans les CT académiques et départementaux sur les mesures de carte scolaire qui « impactent l’organisation du service localement »

Masterisation : adoption de la proposition de loi Grosperrin par la commission de l’éducation de l’Assemblée nationale

« Je ne souhaite pas rouvrir le débat sur la masterisation. J’ai écrit un rapport et je n’ai pas changé de position à ce sujet. Mais me dire aujourd’hui que cette proposition de loi entraîne la disparition du principe des stages est un faux procès », déclare Jacques Grosperrin, député (UMP, Doubs), auteur et rapporteur d’une proposition de loi visant à modifier les dispositions du code de l’éducation relatives à la formation des maîtres). La commission des affaires culturelles et de l’éducation a adopté le texte, mercredi 1er février 2012, et rejeté l’ensemble des amendements déposés par l’opposition. Pour sa part, Jacques Grosperrin a vu adoptés ses deux amendements principaux). Le premier d’entre eux précise que ce sont ‘les établissements d’enseignement supérieur et notamment les universités’ qui ont la charge de former les futurs enseignants. Le second propose de remplacer le terme ‘référentiel’ par ‘cahier des charges’, cette expression « paraissant plus apte à réguler une politique de formation relevant d’une missions éminemment régalienne ». Le texte sera examiné en séance publique le 8 février 2012.

Rentrée 2012 : les choix des recteurs de Bordeaux, Poitiers et Limoges pour répartir les suppressions de postes dans les écoles

Maintenir le taux d’encadrement dans les écoles tout en rendant des postes dans le primaire : c’est l’équation de la rentrée 2012 affichée par les recteurs à Bordeaux comme à Poitiers ou Limoges, à l’issue des CTA, dont le dernier s’est tenu à Bordeaux lundi 30 janvier 2012 (1). Dans cette académie en croissance démographique, le recteur Jean-Louis Nembrini a choisi de supprimer des emplois, essentiellement dans les Rased, qu’il souhaite spécialiser dans la prise en charge de la grande difficulté scolaire. À Poitiers, le rectorat a réparti les 129 suppressions en trois tiers, selon le SE-Unsa : « 44 classes en moins, 44 emplois d’intervenants extérieurs en langues supprimés et 41 emplois divers pris sur les moyens consacrés aux remplacements, aux décharges de direction, aux congés de formations, aux postes adaptés, aux conseillers pédagogiques, aux Rased, aux établissements spécialisés, aux postes hors classe ». À Limoges, les 131 postes supprimés dans le primaire comprennent 121 postes d’enseignants (devant la classe et hors classe) et 10 postes d’assistants en langue étrangère.

Le Snec-CFTC relève une « conjonction permanente entre les discours de l’Enseignement catholique et de l’UMP »

Pass éducation : la CGT-Éduc’action demande l’élargissement du « champ des bénéficiaires »

La CGT-Éduc’action « demande » au ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative « d’élargir le champ des bénéficiaires du Pass éducation afin de mettre ses actes en conformité avec ses engagements » le mercredi 1er février 2012. « La notice envoyée dans les écoles et établissements par le ministère exclut, d’emblée, un certain nombre de personnels : les professeurs-documentalistes ou bien encore l’ensemble des enseignants non-titulaires », indique l’organisation. Elle rappelle notamment que « la part des enseignants non-titulaires dans le second degré tourne autour de 10 % des enseignants ».

Jeunesse : « Les associations ont subi la disparition des subventions pérennes au profit d’appels à projets » (Marie-George Buffet)

Marie-George Buffet, députée communiste de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002 plaide pour la création d’un ministère « dédié à la jeunesse et à l’éducation populaire » « pour une co-gestion entre les associations et le gouvernement ». « Lorsqu’il n’y a pas de ministère visible, les choses se délitent comme cela a été le cas avec la disparition du ministère de la Jeunesse et du Sport », déplore-t-elle. Elle s’exprime au cours d’un débat intitulé « Promouvoir une politique de jeunesse et d’éducation populaire : un enjeu citoyen pour demain », organisé à l’Assemblée nationale par le Cercle de l’éducation populaire , le mardi 31 janvier 2011.

2 février

Ministère : quelles bonnes pratiques de gestion des ressources humaines en 2011 ? (Bilan DGAFP)

Mise en place du DIF, du volet ressources humaines du programme Eclair, « gestion des postes clés » tels que les recteurs d’académie… Telles sont quelques-unes des « bonnes pratiques de gestion de ressources humaines » du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, identifiées par la DGAFP dans un bilan des actions engagées par chaque administration en 2011. « Ce recueil, élaboré à partir des bonnes pratiques […] présentées lors des conférences ministérielles de gestion prévisionnelle des ressources humaines de 2011, s’adresse aux professionnels de la GRH. Il est destiné à faire partager les pratiques, démarches et outils innovants, développés par les ministères, en matière de gestion des ressources humaines », précise en introduction, Jean-François Verdier, directeur général de l’administration de la fonction publique.

Manuels scolaires : l’élaboration des programmes doit être « plus transparente » (rapport parlementaire)

« Les programmes et les manuels scolaires donnent souvent lieu à controverses », souligne Xavier Breton, député (UMP, Ain) dans un rapport d’information sur les manuels scolaires, publié jeudi 2 février 2012. Ces controverses sont souvent liées « à l’apparition de nouveaux thèmes dans les programmes et, plus précisément, à la prise en compte, par les disciplines scolaires, de concepts universitaires », poursuit le député. La commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a mis en place en octobre un groupe de travail sur les manuels scolaires, animé par Xavier Breton et composé de six députés UMP . Les députés SRC ont refusé de participer aux travaux, estimant qu’il s’agissait là de « transférer à l’Assemblée nationale une polémique dérisoire sur la question du genre à des fins purement politiciennes et sous la pression des députés UMP de la Droite populaire »

Présidentielle : la Société des agrégés adresse 25 questions et réponses aux candidats

La Société des agrégés adresse, le 1er février 2012, « 25 questions portant sur l’Éducation nationale aux candidats à la Présidence de la République », auxquelles elle joint ses « 25 pistes de réflexion pour défendre une école de l’exigence, de l’équité et de la liberté ». « Le questionnaire comporte cinq volets : l’enseignement secondaire, le statut et les conditions de travail des professeurs, l’agrégation et les missions des agrégés, l’enseignement supérieur, l’évaluation des politiques éducatives », détaille l’association.

« Pensez-vous qu’il soit souhaitable de développer le contrôle continu au baccalauréat ? Pour quelles raisons ? » « Vous engagez-vous à maintenir le statut général des fonctionnaires et les statuts propres aux différents corps d’enseignants, dans le primaire, le secondaire et le supérieur ? » « Depuis 1972, les agrégés sont la seule catégorie de professeurs exclue de toute revalorisation indiciaire sur l’ensemble de leur corps : vous engagez-vous à faire cesser rapidement cette injustice ? » Les réponses des candidats seront mises en ligne sur le site Internet de l’association et « feront l’objet d’une publication » dans la revue de la Société des agrégés.

Handicap : le Défenseur des droits recommande de « garantir la gratuité des droits d’inscription au Cned » pour les élèves de plus de 16 ans

Masterisation : le SE-Unsa appelle les députés à ne pas voter la proposition de loi Grosperrin

Second degré : 12 155 classes en moins entre 1993 et 2010

Dépense intérieure d’éducation : 6,4 % du PIB en 1980 ; 7 % en 2010

La dépense intérieure d’éducation (DIE)  représente 7 % du PIB en 2010 (134,8 milliards d’euros) contre 6,4 % du PIB en 1980 (72,1 milliards d’euros), indiquent les séries chronologiques de données statistiques sur le système éducatif, publiées en janvier 2012 sur le site Éduscol. De 1992 à 2004, la DIE dépasse les 7 % de PIB et atteint même 7,6 % de 1993 à 1997 (pour des dépenses s’élevant à 109,3 milliards d’euros en 1993 et 118,7 milliards en 1997).

De 1997 à 2004, si la part de PIB consacrée à la DIE connaît une baisse (de 7,6 % à 7 %), en valeur, la dépense progresse année après année : de 118,7 milliards à 128,2 milliards).

Entre 2005 et 2008, la DIE reste inférieure à 7 % du PIB (127,9 milliards d’euros en 2005 ; 131,2 en 2006 ; 131,1 en 2007 et 131,4 en 2008), puis s’élève à 133,6 milliards en 2009 et 134,8 milliards en 2010, soit pour ces deux dernières années 7 % du PIB.

3 février

Évaluation des enseignants : les résultats de la négociation entre le Sgen-CFDT et la DGRH

Les deux parties s’accordent pour considérer que la réussite de chaque élève est l’objectif des politiques éducatives nationale et académique. Les modalités et critères de l’évaluation des personnels devront être établis au regard de ces objectifs », indique le document présentant la plate-forme destinée à cadrer le nouveau dispositif d’appréciation de la valeur professionnelle des enseignants, issue de la concertation entre la DGRH du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative et le Sgen-CFDT, daté du 24 janvier 2012 . Cette plate-forme a été négociée entre le ministre, Luc Chatel, et l’organisation syndicale « dans le cadre de l’accord de méthode établi lors de la négociation préalable qui s’est tenue le 30 novembre 2011 »).

« Les deux parties concernées partagent la volonté de créer les conditions d’un accord représentatif selon les termes de la loi sur le dialogue social (loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010) », souligne le document. « En conséquence, le contenu de cette plate-forme constitue les éléments d’un projet d’accord qui sera adressé aux organisations représentatives du ministère. » En cas d’accord, « un comité de suivi sera constitué avec les signataires et consulté sur l’ensemble des étapes de mise en œuvre du dispositif, notamment l’accompagnement et la formation des personnels concernés ».

Les signataires « s’accordent à considérer l’intérêt d’un agenda social portant sur les évolutions du métier d’enseignant et sur l’articulation entre évaluation collective et appréciation individuelle ».

Médecine scolaire : comment s’organise-t-elle dans d’autres pays européens ? (Sénat)

En Belgique, au Danemark, aux Pays-Bas et en Suède, les infirmiers et médecins scolaires sont plus payés qu’en France, selon les informations détaillées dans une note rédigée par la sénatrice Maryvonne Blondin (PS, Finistère), datée de décembre 2011, analysant « les règles en vigueur » dans ces quatre pays de l’Union européenne « en matière d’objectifs et d’organisation de la médecine scolaire ou de ses équivalents ». Les infirmières scolaires perçoivent ainsi un revenu brut (auquel peuvent s’ajouter des primes) variant en fonction de leur expérience entre par exemple 2 200 et 3 800 euros par mois en Belgique et 2 800 et 3 400 euros au Danemark. En France, la rémunération brut mensuelle (hors prime) se situe entre 1 426,13 euros et 2 227,17 euros pour un infirmier de classe normale et entre 1 903,05 euros et 2 472,57 euros pour un infirmier de classe supérieure

Présidentielle : le Snes-FSU interpelle les candidats sur le thème de « la gouvernance »

Le Snes-FSU a choisi « ‘la gouvernance’ de ou dans l’Éducation nationale » comme premier thème pour interpeller et questionner « les candidats sur l’avenir de l’école, du second degré et des personnels ». « Cette interpellation se construit autour de quelques fiches thématiques abordant, tout au long de la campagne, les points clefs et les grands leviers de l’évolution du service public d’Éducation nationale. Les réponses seront rendues publiques », annonce le syndicat. Cette première « fiche » s’articule autour de quatre thèmes : « l’autonomie des établissements », « l’organisation de la chaîne hiérarchique », « l’évaluation » et « la répartition des compétences entre l’État et les collectivités territoriales ».

Selon le Snes, « l’autonomie se caractérise par le renforcement des pouvoirs des chefs d’établissement et non celui des établissements ». Ainsi, le syndicat demande aux candidats : « Y a-t-il des domaines pour lesquels vous êtes favorables à un élargissement de l’autonomie des établissements, si oui, lesquels ? Dans le cadre de cette autonomie, faut-il selon vous revoir, et si oui dans quel sens, les rôles respectifs du chef d’établissement, du conseil d’administration et des équipes pédagogiques ? » Au sujet des « expérimentations », « imposées souvent contre l’avis des enseignants et même des CA », le syndicat demande qu’elles soient encadrées « de conditions strictes dans la transparence et avec des outils pertinents d’évaluation construits en concertation ».

Masterisation : des sénateurs veulent faire « des propositions sérieuses pour améliorer la formation des enseignants »

« Contrairement à la précipitation des députés UMP, la majorité sénatoriale de gauche travaille sur le fond de cette importante question », qu’est la formation des enseignants, prévient Jacques-Bernard Magner, sénateur PS du Puy-de-Dôme et vice-président de la « mission pour la formation des enseignants », vendredi 3 février 2012. La commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat a mis en place le 12 janvier une mission d’information (1) sur le métier enseignant. À l’Assemblée nationale, la proposition de loi du député UMP du Doubs, Jacques Grosperrin, a été adoptée par la commission des affaires culturelles et de l’éducation le 1er février. Elle prévoit de confier les formation des enseignants aux « établissements d’enseignement supérieur et notamment les universités », qui disposeront d’un « cahier des charges » fixé par les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et de l’Éducation nationale. Le texte sera examiné en séance publique le 8 février 2012.

« À moins de trois mois de l’élection présidentielle », la proposition de loi Grosperrin « porte un coup fatal au métier d’enseignant », estime le sénateur Jacques-Bernard Magner. « Quand on connaît les difficultés dans lesquelles se retrouvent de jeunes enseignants placés face à des réalités brutales sans jamais avoir mis les pieds dans une classe, sans maîtriser les actes pédagogiques, on comprend la nécessité de lancer un débat constructif et de faire une remise à plat de la masterisation. »

Obligation de formation : les conseils des prud’hommes du Mans et de Saint-Nazaire donnent raison à 48 EVS

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Grève du 7 février : Soutien du maire et de la municipalité aux enseignants grévistes de Vaulx-en-Velin

Soutien du maire et de la municipalité aux enseignants grévistes de Vaulx-en-Velin

Aujourd’hui, mardi 7 février, les enseignants de la commune de Vaulx-en-Velin sont en grève !

Cette action, très largement suivie par l’ensemble des enseignants de nos écoles (plus de 60% de grévistes et 12 écoles fermées), reflète leur forte angoisse et l’état dans lequel se trouve actuellement notre système public d’éducation.

Après avoir supprimé par milliers des postes ces dernières années, le gouvernement Fillon-Sarkozy s’attaque maintenant aux postes spécialisés (REP, Rased, Clin …).

Toujours dans une logique purement et strictement comptable, ou le pédagogique et la spécificité de la population scolaire vaudaise sont totalement ignorés, M. l’inspecteur d’académie, dans le cadre de la préparation de la future carte scolaire, a annoncé qu’il supprimera ces postes spécialisés si besoin était. Voilà ou mène la gestion de la pénurie provoquée par une politique gouvernementale désastreuse de l’Education Nationale !

Face à une telle agression et à la casse programmée de notre système éducatif, le Maire et la municipalité ne peuvent rester sans réagir : Ils alerteront les différentes autorités compétentes devant cette situation qui s’annonce catastrophique et ils soutiennent donc sans réserve la lutte des enseignants vaudais afin de préserver une école de qualité où la réussite de toutes et tous est garantie !

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Appel pour une refonte de la formation des enseignants par le « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie"

historio_image-small200Au moment où approchent des échéances politiques majeures pour le pays et compte tenu du bilan, sur beaucoup trop de points négatif, que nous tirons de la mise en œuvre de la réforme dite de la « masterisation de la formation », nous, enseignants d’histoire et/ou de géographie des universités et du second degré, engagés dans la préparation des concours et dans la formation des enseignants, ou membres des jurys de concours, appelons à une redéfinition en profondeur des modalités de cette formation. Le recrutement et la formation des enseignants doivent reposer sur les exigences suivantes : 

1/ la défense du principe des concours nationaux pour le recrutement et du statut de fonctionnaire d’État pour les enseignants

2/ la formation des enseignants est de l’unique responsabilité des  universités  (dans toutes leurs composantes)

3/ un nouveau calendrier de la formation et des concours qui doit permettre d’assurer successivement • une année de recherche sanctionnée par un mémoire et • une année de préparation du concours (comportant un volet de sensibilisation professionnelle) avec écrit d’admissibilité en avril et oraux d’admission en juin

4/ la troisième année de la formation, après la réussite au concours, doit être une année de formation en alternance pour les fonctionnaires-stagiaires considérée comme une « vraie » deuxième partie du concours consacrée à la formation professionnelle et valorisée comme telle. Tout en laissant ouverte la question à négocier du temps de présence devant les élèves, celui-ci ne pourra pas excéder la moitié du service

5/  le CAPES et l’agrégation doivent reposer sur des programmes très largement communs afin que la préparation de l’agrégation ne soit pas réservée à un tout petit nombre d’établissements et d’universités

6/ les épreuves du concours sont des épreuves disciplinaires. L’écrit valide des savoirs scientifiques.  Elles comprennent également une épreuve orale de réflexion sur l’histoire et l’épistémologie de la discipline, sur son enseignement et sur les programmes scolaires et comportent une dimension d’éducation citoyenne (comme l’épreuve sur dossier actuelle du CAPES d’histoire et de géographie) ne se réduisant pas aux « devoirs du fonctionnaire »

7/ la mise en place de mesures significatives de soutien à destination des étudiants financièrement pénalisés par l’allongement de la durée de la formation.

 

Ces points nous semblent les plus urgents à mettre en œuvre mais nous sommes persuadés qu’une vaste concertation et une véritable négociation avec tous les acteurs concernés restent indispensables sur la question de la formation et du recrutement des enseignants.

Nous appelons tous nos collègues enseignants pensant comme nous que la question de la formation des enseignants est capitale pour l’avenir de notre société, que la réforme dite de la « masterisation » a gravement compromis cette formation et approuvant ces exigences à diffuser très largement cet appel.

Cet appel a été rédigé lors de la réunion du « Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie de l’histoire », le 28 janvier 2012.

Contact : appelformation2012@gmail.com

Aprile Sylvie (U. Lille 3) – Aprile Thierry (U. Paris Est Créteil) – Baldner Jean-Marie (U. Paris Est Créteil – IUFM) – Bertrand Michel, (U. Toulouse II-Le Mirail) – Biloghi Dominique (U. Montpellier 3) – Blancodini Patrick (Lycée Saint Exupéry- Lyon) – Bosc Yannick (U. Rouen – IUFM) – Boyer Gilles (U. Lyon 1- IUFM) – Brioist Pascal (U. Tours) – Bührer-Thierry Geneviève (U. Paris Est Marne-la-Vallée) – Cabanel Patrick (U. Toulouse II- Le Mirail) – Castagnez Noëlline (U. Orléans) – Chevalier Dominique (U. Lyon 1) – Clerc Pascal (U. Lyon 1- IUFM) – Colantonio Laurent (U. Poitiers) – Copolani Antoine (U. Montpellier 3) – Daumas Jean-Claude  (U. de Franche-Comté) – De Cock Laurence (Lycée Joliot Curie – Nanterre) – Delacroix Christian (U. Paris Est Marne-la-Vallée) – Desvignes Dominique (U. d’Artois- IUFM) – Dosse François (U. Paris Est Créteil) – Dumoulin Olivier (U. Cæn) – Duprat Annie (U. Cergy Pontoise) – Falaize Benoît (U. Cergy Pontoise) – Garcia Patrick (U. Cergy Pontoise) – Glaudel-Serriere Anne (U. Reims Champagne-Ardenne- IUFM) – Hatzfeld Nicolas (U. d’Évry) – Hertzog Anne (U. Cergy Pontoise) – Jacquemond Louis-Pascal (Acad. Grenoble) – Jollet Anne (U. Poitiers) – Kondratieva Tamara (U. Valenciennes) – Leduc Jean (Toulouse) – Legoy Corinne (U. d’Orléans) – Legris Patricia (U. Reims Champagne-Ardenne – IUFM) – Lemire Vincent (U. Paris Est Marne-la-Vallée) – Maitte Corine (U. Paris Est Marne-la-Vallée) – Maldavsky Aliocha (U. Paris Ouest Nanterre La Défense)- Marin Richard (U. Toulouse II-Le Mirail) – Mazeau Guillaume (U. Paris 1) – Morin Cécile (U. Clermont-Ferrand- IUFM) – Offenstadt Nicolas (U. Paris I) – Pingué Danièle (U. de Franche-Comté – IUFM) – Poirrier Philippe (U. de Franche-Comté) – Porhel Vincent (U. Lyon 1- IUFM) – Rideau Gaël (U. d’Orléans) – Riot-Sarcey Michèle (U. Paris 8) – Savy Pierre (U. Paris Est Marne-la-Vallée) – Schapira Nicolas (U. Paris Est Marne-la-Vallée) – Sibeud Emmanuelle (U. Paris 8) – Teulières Laure (U. Toulouse II- Le Mirail) – Trouboul Catherine (Lycée Clémenceau, Nantes) – Trouboul Yves (U. de Nantes) – Vézier Anne (U. Nantes-IUFM) – Vigna Xavier (U. de Franche-Comté) – Vigreux Jean (U. de Franche-Comté) – Weissberg Gabriel (U. Toulouse II- Le Mirail- IUFM) – Zancarini-Fournel Michelle (U. Lyon 1) – Zytnicki Colette (U. Toulouse II-Le Mirail).

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Supprimons la limitation du droit de grève dans les écoles

Thierry Mariani, le ministre des Transports, a affirmé sa «volonté d’aller jusqu’au bout» d’imposer un texte « encadrant » le droit de grève. Les syndicats du transport aérien dénoncent cela comme une limitation du droit de grève. Les écoles connaissent déjà depuis quatre ans un tel dispositif. En cas de victoire de la gauche en mai et en juin, il sera impératif de rétablir pleinement le droit de grève tout en garantissant aux parents d’élèves une solution de garde. Impossible ?

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FEVRIER 2012 : La mobilisation des parents en colère ne faiblit pas, au contraire !

Depuis début février :

envoi massif de mails aux parlementaires du Doubs

Vendredi 3 février :

Occupation de l’école PM Curie à Besançon

Lundi 6 février 16h30 :

Apéro militant à l’école de la Butte à Besançon, toutes les écoles invitées

Nuit du 6 février :

Occupation – blocage par les parents des écoles de  Nancray et Saône sur le Plateau

A VENIR :

Vendredi 10 février 18h :

Apéro militant école Vauthier à Besançon, toutes les écoles invitées

Samedi 11 février à 11 h

Manifestation contre la carte scolaire, place de la révolution à Besançon

Lundi 13 février à 17h :

RDV du collectif PEC25 avec le député Jacques Grosperrin (dépôt de cahiers de doléances)

Et ce n’est pas fini !

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